Investir via une société : SASU, SARL ou holding, que choisir en 2026 ?

15.09.2026

17 min

Jordan Houi

Mis à jour : 18.09.2026

Vous avez de la trésorerie qui dort sur le compte courant de votre entreprise ? Ou vous investissez déjà en votre nom, et quelqu'un vous a glissé qu'une société serait « plus intéressante fiscalement » ? L'idée est séduisante : payer 15 % plutôt que 31,4 %, capitaliser sans que l'impôt sur le revenu vienne mordre chaque année... Sauf que la réalité est plus nuancée et que la réponse dépend surtout d'une question que personne ne pose au bon moment. On vous propose de démonter le raisonnement étape par étape, avec des chiffres à jour 2026, en prenant le prêt aux entreprises comme cas d'école.

Pourquoi passer par une société pour investir ?

Séparer votre patrimoine personnel de votre capital investi

Le premier argument n'a rien de fiscal : quand vous investissez via une structure, votre capital investi vit dans une enveloppe distincte de votre patrimoine privé. Les sommes engagées sont donc celles de la société, la responsabilité est limitée aux apports, et les flux sont tracés dans une comptabilité précise.

Ce cloisonnement rassure surtout les dirigeants qui mélangent déjà beaucoup de choses. Compte perso, compte pro, virements dans les deux sens, avances en compte courant… À force, plus personne ne sait à qui appartient quoi.

La société remet de l'ordre et c’est déjà un avantage énorme.

Capitaliser sans passer par la case impôt sur le revenu

Voilà le vrai moteur. Quand vous percevez des intérêts en nom propre, l'État prélève sa part immédiatement, et ce qui reste est ce que vous pouvez réinvestir.

Quand c'est votre société qui les perçoit, elle paie l'impôt sur les sociétés, puis réinvestit le solde sans autre prélèvement tant que l'argent reste à l'intérieur.

Sur un an, l'écart paraît anecdotique. Sur dix ans, avec des intérêts qui se réinvestissent chaque mois, la base de calcul n'est plus du tout la même !

C'est ce qu'on appelle l'effet de capitalisation, mais attention, il n’est activable que si vous n'avez pas besoin de cet argent pour vivre.

Les trois profils pour qui la question se pose vraiment

Le dirigeant dont l'entreprise dégage une trésorerie excédentaire durable, qui préférerait la voir travailler plutôt que dormir sur un compte non rémunéré. C'est le cas le plus fréquent, et le plus simple à traiter.

L'investisseur qui construit un capital sur quinze ou vingt ans, sans intention de sortir les revenus avant longtemps. Pour lui, la société est clairement un accélérateur.

Enfin la famille qui organise une transmission, et pour qui la structure sert autant à détenir qu'à transmettre progressivement des parts aux enfants.

Et vous ? Vous ne vous reconnaissez dans aucun des trois ?

Alors la question est probablement tranchée, et le nom propre reste votre meilleure option. La suite de l’article vous expliquera pourquoi.

Créer une société coûte entre 200 et 500 € de formalités, puis 800 à 2 000 € par an d'expertise comptable et de frais courants. Sur un portefeuille de 20 000 €, ces frais fixes mangent l'intégralité de l'avantage fiscal. Le seuil de bascule commence à se discuter autour de 100 000 € de capital investi, et encore, cela dépend de votre situation.

Nom propre ou société : le comparatif fiscal 2026

En nom propre : 31,4 % de flat tax depuis janvier 2026

Les intérêts que vous percevez à titre personnel sont des revenus de capitaux mobiliers, soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique. Ce taux a changé au 1er janvier 2026. Il n'est plus de 30 %, mais de 31,4 %.

La décomposition : 12,8 % d'impôt sur le revenu, inchangés, et 18,6 % de prélèvements sociaux.

Ces derniers sont passés récemment de 17,2 à 18,6 % après le relèvement de la CSG sur les revenus du capital par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Note : beaucoup d'articles en ligne affichent encore 30 %. Méfiez-vous des simulateurs qui n'ont pas été mis à jour.

Pour le détail des cases à remplir et le traitement des pertes, on a écrit un guide dédié à la fiscalité du crowdlending pour un résident fiscal français.

En société à l'IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %

Une société soumise à l'impôt sur les sociétés ne connaît pas la flat tax. Les intérêts encaissés sont des produits financiers, ils rejoignent le résultat imposable et subissent le taux d'IS applicable.

Ce taux est de 25 % en régime normal. Mais les PME bénéficient d'un taux réduit d'IS à 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice imposable, sous trois conditions cumulatives : un chiffre d'affaires hors taxes inférieur à 10 millions d'euros, un capital social entièrement libéré, et une détention à 75 % au moins par des personnes physiques ou par des sociétés remplissant elles-mêmes ces critères.

Attention à un détail que beaucoup oublient : ce plafond de 42 500 € porte sur le bénéfice total de la société, pas sur les seuls produits financiers ! Si votre activité opérationnelle consomme déjà toute la tranche, vos intérêts seront taxés à 25 %.

Un mot sur une rumeur tenace. Un amendement voté en première lecture du budget 2026 proposait de porter ce plafond à 100 000 €. Il n'a pas été retenu dans le texte définitif. Le seuil reste bien à 42 500 € pour un exercice de douze mois, proratisé si l'exercice est plus court.

Le piège de la sortie : les dividendes

C'est ici que la plupart des raisonnements dérapent, et c'est le point le plus important de cet article.

Payer 15 % au lieu de 31,4 % n'est un gain que tant que l'argent reste dans la société. Le jour où vous voulez le récupérer à titre personnel, vous vous versez un dividende. Et ce dividende est lui-même un revenu de capitaux mobiliers, taxé à 31,4 %.

Deux couches d'imposition qui se superposent, donc.

Faites le calcul complet et l'avantage fond. Ce qui reste est un décalage dans le temps, ce qui n'est pas rien, mais ce n'est pas l'économie miracle qu'on vous a peut-être vendue.

La question à se poser n'est donc pas « société ou nom propre ». Elle est : est-ce que je compte sortir cet argent, et quand ?

Exemple avec 10 000 € d'intérêts

Prenons un portefeuille de prêts qui génère 10 000 € d'intérêts sur l'année. Votre société est éligible au taux réduit et le bénéfice reste sous les 42 500 €.

Investir en personne physique ou via une société — 10 000 € d'intérêts comparés.
ScénarioPrélèvement à l'entréePrélèvement à la sortieIl vous reste
Nom propre, PFU 31,4 %3 140 €néant6 860 € disponibles
Société à l'IS 15 %, capitalisation1 500 €néant tant que rien ne sort8 500 € réinvestissables
Société à l'IS 15 %, distribution immédiate1 500 €2 669 € de PFU sur le dividende5 831 € dans votre poche

Le message tient en une ligne. La société qui capitalise vous laisse 8 500 € au travail contre 6 860 € en nom propre, soit 24 % de capital productif en plus. La société qui distribue tout vous laisse moins que le nom propre.

Simple non ?

Ces chiffres ignorent volontairement les frais de structure. Comptez 1 000 € de comptabilité annuelle et le scénario « capitalisation » ne conserve plus qu'un avantage de 640 € sur l'année. C'est encore positif, mais on est loin du raccourci « 15 % au lieu de 31,4 % ».

Quelle structure pour investir via sa société ?

La SASU et la SAS

C'est la forme la plus utilisée par les investisseurs qui se lancent seuls. Les statuts sont très libres, l'entrée d'un associé se prépare facilement, et surtout les dividendes versés au président ne supportent pas de cotisations sociales.

Ce dernier point pèse lourd dans l'arbitrage dès que vous envisagez de distribuer.

Revers de la médaille : si vous vous versez une rémunération, le régime assimilé salarié coûte cher en charges. Pour une structure purement patrimoniale qui ne rémunère personne, le problème ne se pose pas.

L'EURL et la SARL

L'EURL relève de l'impôt sur le revenu par défaut, mais peut opter pour l'IS, et c'est cette option qui nous intéresse ici. Les coûts de fonctionnement sont comparables à ceux d'une SASU, le cadre statutaire est plus rigide.

Le point de vigilance est ailleurs. Pour un gérant majoritaire de SARL, la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant est soumise aux cotisations sociales du régime des indépendants.

Sur une structure au capital symbolique de 1 €, ce seuil de 10 % est atteint immédiatement. Autant le savoir avant de choisir.

La holding patrimoniale

Une holding est une société qui détient des participations dans d'autres sociétés. Elle devient pertinente quand vous avez déjà une activité opérationnelle et que vous voulez faire remonter des dividendes pour les réinvestir, en profitant du régime mère-fille qui exonère ces remontées à hauteur de 95 %.

Créer une holding uniquement pour placer 50 000 € en prêts aux entreprises n'a aucun sens. La complexité et le coût ne se justifient qu'à partir d'un patrimoine déjà structuré, avec plusieurs briques à faire tenir ensemble.

On sait que beaucoup ont envie de créer une holding parce que cela renvoie une image appréciable, mais ça reste un outil de dirigeant, pas un outil d'épargnant.

Les structures à écarter

La SCI, d'abord. Son objet est civil et immobilier, elle n'est pas conçue pour porter des créances. Une activité de prêt régulière l'exposerait même à une requalification en société commerciale, avec les conséquences fiscales qui vont avec.

La micro-entreprise ensuite : les intérêts perçus ne sont pas un chiffre d'affaires, ils n'entrent pas dans le régime micro. Vous les déclareriez de toute façon comme revenus de capitaux mobiliers, donc au PFU. Aucun intérêt à passer par là.

Quant à l'association, elle ne peut pas distribuer de bénéfices à ses membres. La question est réglée.

Structures d'investissement comparées — régime fiscal, coût annuel et cas d'usage.
StructureRégime fiscalCoût annuel indicatifÀ privilégier si
SASU / SASIS de plein droit1 000 à 2 000 €Vous investissez seul et voulez de la souplesse
EURL / SARLIR par défaut, option IS1 000 à 2 000 €Cadre familial, gérance majoritaire assumée
HoldingIS, régime mère-fille2 000 à 4 000 €Vous avez déjà une société opérationnelle
SCINon adaptéesans objetJamais pour du prêt
Nom proprePFU 31,4 %0 €Portefeuille modeste ou besoin des revenus

Placer la trésorerie de sa société : les points de vigilance

Vérifiez votre objet social

Votre société ne peut faire que ce que ses statuts l'autorisent à faire.

Un objet social rédigé étroitement, centré sur votre seule activité opérationnelle, ne couvre pas forcément la souscription de placements financiers.

La parade est connue : ajouter une clause de gestion de trésorerie et de prise de participation. Mais cela suppose une décision d'associés et une modification statutaire, à anticiper avant d'ouvrir quoi que ce soit.

Si vous avez des associés, prévenez-les ! Placer la trésorerie commune sur des supports non garantis sans l'avoir décidé ensemble est le meilleur moyen de transformer une bonne idée en conflit.

Ne confondez pas trésorerie d'exploitation et trésorerie excédentaire

Une entreprise a besoin de liquidités pour tourner : payer les salaires, les fournisseurs, la TVA, absorber un retard de règlement client. Ce matelas ne se place pas. Jamais.

Ce qui peut être investi, c'est le surplus durable, celui dont vous savez qu'il ne servira pas dans les dix-huit mois à venir, et encore, à condition d'accepter que le crowdlending n'est pas un livret : les fonds sont immobilisés jusqu'à l'échéance des prêts, la sortie anticipée dépend de l'existence d'un marché secondaire et d'une contrepartie en face.

C'est un sujet à part entière, qu'on a traité dans notre article sur la liquidité d'un placement et le marché secondaire.

Le risque de perte en capital, lui, ne disparaît pas parce que c'est une société qui investit.

Comptabilisation et créances douteuses

Les intérêts s'enregistrent en produits financiers, et ils doivent être rattachés à l'exercice au cours duquel ils sont courus, pas à celui où ils sont encaissés. Sur des prêts à remboursement in fine, l'écart entre les deux peut être important.

En cas de défaut d'un emprunteur, la créance peut faire l'objet d'une dépréciation, déductible sous conditions. Le traitement varie selon les situations, et c'est typiquement le genre de point à valider avec votre expert-comptable dès la première année.

Prévenez-le en amont plutôt qu'au moment du bilan. Il vous le rendra.

Les obligations quand votre société investit hors de France

La déclaration des comptes à l'étranger ne concerne pas toutes les sociétés

Voici une nuance que la plupart des articles ratent complètement.

L'obligation de déclarer les comptes détenus à l'étranger, celle du formulaire 3916 assortie d'une amende de 1 500 € par compte non déclaré, vise les personnes physiques, les associations et les sociétés n'ayant pas la forme commerciale. C'est l'article 1649 A du Code général des impôts.

Autrement dit : une SAS, une SASU, une SARL ou une EURL, qui ont la forme commerciale, ne sont pas soumises à cette déclaration annuelle. Leurs comptes figurent déjà dans leur comptabilité.

Une SCI, en revanche, société civile par nature, entre pleinement dans le champ.

Cela ne vous dispense évidemment pas de comptabiliser correctement les avoirs et les revenus de la société. Simplement, la case à cocher chaque printemps n'est pas la même que pour un particulier, qui lui reste concerné pour ses propres comptes.

Retenue à la source et convention franco-suisse

Quand votre société prête à l'étranger, la question suivante est de savoir si le pays de la plateforme prélève un impôt avant de vous verser les intérêts.

La Suisse applique un impôt anticipé de 35 %, mais son champ vise principalement les dépôts bancaires et les obligations, pas les créances ordinaires issues d'un contrat de prêt. En pratique, les plateformes suisses de prêt aux entreprises versent le plus souvent les intérêts bruts, à charge pour l'investisseur de les déclarer chez lui.

Quand une retenue est bien pratiquée, la convention fiscale entre la France et la Suisse permet d'en limiter le taux et d'imputer l'impôt payé à l'étranger. Le mécanisme est le même pour une société que pour un particulier, il passe simplement par la liasse fiscale.

Vérifiez systématiquement la documentation de la plateforme sur ce point avant d'investir : deux plateformes du même pays peuvent avoir des traitements différents selon leur structuration juridique.

La taxe sur les holdings patrimoniales, faut-il s'inquiéter ?

Le sujet a fait beaucoup de bruit début 2026, et il mérite d'être remis à sa place.

La loi de finances pour 2026, publiée le 20 février 2026, a créé une taxe sur certains actifs non affectés à une activité opérationnelle détenus par des sociétés soumises à l'IS. Elle figure à l'article 235 ter C du Code général des impôts, son taux est de 20 %, et elle s'applique aux exercices clos à compter du 31 décembre 2026.

Le projet initial était bien plus large : 2 % sur l'ensemble des actifs passifs des holdings, ce qui aurait touché les placements financiers de plein fouet. La version définitive a été considérablement restreinte, avec un seuil d'actifs fixé à 5 millions d'euros et une assiette limitée à des biens énumérés par la loi, de nature somptuaire.

Traduction pour la très grande majorité des lecteurs : si votre société détient un portefeuille de prêts et non un yacht, vous n'êtes pas concerné.

Cette taxe n'en reste pas moins un signal. Le législateur surveille les structures qui accumulent des revenus passifs sans activité réelle. Un montage doit tenir sur sa logique économique, pas seulement sur son avantage fiscal, et cela vaut aujourd'hui plus qu'hier.

Ouvrir un compte société sur une plateforme de crowdlending

Les pièces demandées

L'ouverture d'un compte au nom d'une personne morale passe par une vérification renforcée, le KYB, l'équivalent du KYC pour les entreprises. Chez Maclear, les comptes société sont acceptés après cette vérification.

Préparez la dénomination sociale, le numéro d'immatriculation, l'adresse du siège, les statuts à jour, la pièce d'identité du représentant légal et l'identification des bénéficiaires effectifs.

Comptez quelques jours de plus qu'une ouverture de compte personnel. Rien d'insurmontable, mais ne lancez pas la procédure la veille de la clôture d'un projet qui vous intéresse.

Ce que ça change

Les virements partent et reviennent sur le compte bancaire professionnel, jamais sur votre compte personnel. Ce point est non négociable, un aller-retour par votre compte perso créerait un mouvement de compte courant d'associé à justifier.

Vous ne recevrez pas d'imprimé fiscal unique, ce document étant réservé aux particuliers sur les plateformes françaises, c’est donc à vous de récupérer les relevés d'opérations pour votre comptabilité, idéalement chaque trimestre plutôt qu'en une fois au moment du bilan.

Pour le reste, la sélection des projets, l'analyse des garanties et la diversification obéissent exactement aux mêmes règles que pour un investisseur particulier. Notre guide sur l'évaluation du ratio prêt-valeur en crowdlending s'applique mot pour mot.

En résumé

Investir via une société — les questions fréquentes et ce qu'il faut retenir.
QuestionCe qu'il faut retenir
Société ou nom propre ?Société si vous capitalisez sur le long terme, nom propre si vous avez besoin des revenus
Quel gain fiscal ?8 500 € réinvestis contre 6 860 € en nom propre pour 10 000 € d'intérêts
À partir de quel montant ?Les frais fixes plaident pour un capital d'au moins 100 000 €
Quelle structure ?SASU dans la majorité des cas, holding seulement si vous avez déjà une opérationnelle
Le piège principal ?La double imposition au moment de sortir les fonds en dividendes
Formulaire 3916 ?Non pour les sociétés commerciales, oui pour les sociétés civiles
Taxe sur les holdings ?Hors de portée en dessous de 5 millions d'euros d'actifs

La société n'est pas un outil d'optimisation fiscale, c'est un outil de capitalisation. La nuance change tout ! Elle vous permet de faire travailler une base plus large pendant des années, elle ne vous permet pas de payer moins cher un revenu que vous consommez.

Le calcul se fait donc en deux temps, jamais en un seul : combien la société prélève-t-elle à l'entrée, et combien coûtera la sortie le jour où vous en aurez besoin ? Un investisseur qui répond honnêtement à la seconde question sait immédiatement si le montage a du sens pour lui.

Et si vous hésitez encore, gardez en tête que rien ne presse. Investir en nom propre pendant deux ans, mesurer la régularité des flux, puis structurer une fois que le portefeuille a pris de l'épaisseur reste une trajectoire parfaitement raisonnable…

Questions fréquentes

Est-il plus intéressant d'investir via une société ou en nom propre ?

Cela dépend entièrement de votre horizon. Si vous réinvestissez systématiquement vos gains, la société est plus efficace grâce à l'IS à 15 % qui laisse davantage de capital au travail. Si vous comptez consommer ces revenus rapidement, le nom propre au PFU de 31,4 % revient moins cher une fois la sortie en dividendes prise en compte.

Une SASU peut-elle prêter de l'argent à des entreprises ?

Oui, à condition que son objet social le prévoie et qu'il s'agisse d'une activité de placement et non d'une activité de crédit exercée à titre habituel et professionnel, qui relèverait d'un agrément. Investir via une plateforme de crowdlending régulée entre dans le cadre du placement de trésorerie.

Quel est le taux d'imposition des intérêts perçus par une société ?

Les intérêts rejoignent le résultat imposable et suivent le taux d'IS : 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice pour les PME éligibles, puis 25 % au-delà. Il n'existe pas de flat tax pour les personnes morales.

Une société française doit-elle déclarer son compte sur une plateforme étrangère ?

Non pour les sociétés de forme commerciale comme la SAS, la SASU, la SARL ou l'EURL, qui ne sont pas visées par l'obligation du formulaire 3916. Oui pour les sociétés civiles. Dans tous les cas, les avoirs et les revenus doivent apparaître dans la comptabilité et la liasse fiscale.

La taxe sur les holdings patrimoniales concerne-t-elle mon cas ?

Très probablement pas. Le dispositif adopté en février 2026 cible les sociétés dont les actifs dépassent 5 millions d'euros, avec une assiette restreinte à des biens limitativement énumérés par la loi. Un portefeuille de prêts aux entreprises n'y figure pas.

Le bon montage est celui que vous comprenez et que vous pouvez tenir dans la durée. Faites tourner les chiffres sur votre propre situation, parlez-en à votre expert-comptable avant de créer quoi que ce soit, et souvenez-vous que la structure la plus élégante ne rattrapera jamais un mauvais choix de projets. Alors, capitalisation ou distribution ?

À propos de Maclear

Maclear AG est une plateforme suisse de prêt entre particuliers (P2P) et de crowdlending, dont le siège se situe en Suisse. La société agit comme intermédiaire financier dans le secteur non bancaire et est membre de PolyReg SRO, conformément à la réglementation financière suisse, notamment en matière d'AML, de KYC et de RGPD. Maclear donne aux investisseurs particuliers et qualifiés accès à des opportunités de prêts aux entreprises soigneusement sélectionnées, avec une évaluation des risques intégrée, un Provision Fund et un Secondary Market destiné à la liquidité.

Le contenu de cet article est fourni à des fins d'information et d'éducation uniquement. Il ne constitue pas un conseil en investissement, financier, fiscal ou juridique. Le prêt entre particuliers (P2P) et les investissements en crowdlending comportent un risque de perte partielle ou totale du capital. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. La liquidité sur un marché secondaire n'est pas garantie. Les lecteurs sont invités à mener leurs propres recherches et à consulter des conseillers qualifiés avant de prendre toute décision financière. La disponibilité des produits et services peut être restreinte dans certaines juridictions.