Expatriés français : où et comment investir depuis l'étranger ?

16.09.2026

16 min

Jordan Houi

Mis à jour : 18.09.2026

Vous êtes parti pour deux ans, ou peut-être pour vingt ans. Vous gagnez mieux votre vie qu'en France, votre épargne s'accumule, et personne ne vous a expliqué ce que votre départ a changé pour vos placements. Votre banque ne vous a rien dit, votre conseiller non plus. Résultat : comme beaucoup d'expatriés, vous allez laisser dormir votre argent sur un compte courant pendant des années, ou acheter un appartement en France par réflexe, sans mesurer ce que cela coûte fiscalement. On vous propose dans cet article de faire le tri : ce que vous pouvez garder, ce que vous devez fermer, ce qui reste ouvert à l'investissement depuis l'étranger, et comment répartir votre épargne selon la durée réelle de votre expatriation.

Non-résident fiscal : la ligne qui change tout

Avant de parler placements, il faut poser une définition claire. Tout le reste en découle naturellement.

La loi choisit votre statut pour vous

Beaucoup pensent que la résidence fiscale se décide, ou se déclare, or, ce n'est pas le cas.

L'article 4 B du Code général des impôts fixe quatre critères, et un seul suffit à vous rendre résident fiscal français : votre foyer se trouve en France, vous y séjournez plus de 183 jours par an, vous y exercez votre activité professionnelle principale, ou vous y avez le centre de vos intérêts économiques.

Vous ne cochez aucun de ces critères ? Vous êtes non-résident fiscal français. Votre conjoint et vous pouvez d'ailleurs avoir des statuts différents, ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit.

Le mot « expatrié » n'existe pas en droit fiscal. Seul compte le couple résident ou non-résident.

La France continue de taxer ce qui vient de France

Devenir non-résident ne vous fait pas sortir du champ de l'impôt français. Cela le réduit à vos revenus de source française : loyers d'un bien situé en France, plus-values immobilières, certaines pensions, revenus d'une activité exercée sur le territoire… Bref, tout ce qui est rattaché de près ou de loin à l’hexagone.

Et sur ces revenus, un mécanisme spécifique s'applique.

L'article 197 A du CGI impose un taux minimum de 20 % jusqu'à environ 29 000 euros de revenu net imposable (le seuil est revalorisé chaque année), puis 30 % au-delà. C'est un plancher, pas un plafond.

Une porte de sortie existe : il s’agit de l'option pour le taux moyen.

Si vous démontrez que le barème progressif appliqué à l'ensemble de vos revenus mondiaux aboutirait à un taux inférieur, l'administration retient ce taux.

Dans ce cadre, un retraité installé au Portugal avec une petite pension française y gagne presque toujours. Un cadre expatrié à Singapour, rarement.

Votre pays d'accueil décide du reste

La France a signé plus de 120 conventions fiscales bilatérales et chacune répartit le droit d'imposer entre les deux États, revenu par revenu.

La règle générale est simple à énoncer : l'immobilier est imposé là où il se trouve, les revenus financiers là où vous résidez. Dans les faits, chaque convention a ses particularités, et deux expatriés français, l'un à Dubaï, l'autre à Berlin, ne sont pas du tout dans la même situation.

Un conseil qui vaut pour tous les pays : lisez la convention fiscale entre la France et votre pays de résidence avant de prendre la moindre décision d'investissement ! Elle est publique, disponible sur impots.gouv.fr, et elle prime sur le droit interne des deux États.

Ce que vous gardez, ce que vous fermez

Abordons cela d’un prisme différent : vos placements. À ce niveau, tout n’est pas permis : certains produits d'épargne français sont réservés aux résidents fiscaux. D'autres non. Et la frontière n'est pas celle que vous imaginez.

Produits d'épargne français après un départ à l'étranger — conservation, versements, ouverture.
ProduitConservation après le départNouveaux versementsOuverture en non-résident
PEAOui, sauf départ vers un ETNCOui en principe, à vérifier auprès de la banqueNon
Assurance-vieOuiOui, selon l'assureur et le paysOui, selon l'assureur et le pays
Compte-titres ordinaireOuiOuiOui, selon le courtier
Livret AOuiOuiOui
LDDSNon, réservé aux résidents fiscauxNonNon
LEPNon, à clôturerNonNon
Livret jeuneNon, à clôturerNonNon
PEL et CELOuiSelon les règles du planNon
PEROuiOui, sans avantage fiscal en FranceNon

Le PEA survit à votre départ, mais il se gèle parfois

Depuis 2012, transférer son domicile fiscal hors de France n'entraîne plus la clôture du plan d'épargne en actions. Vous conservez le plan, son antériorité fiscale et ses gains. Seule exception : un départ vers un État ou territoire non coopératif, qui déclenche la clôture automatique.

Sauf que la règle juridique et la pratique bancaire divergent. Certains établissements bloquent les versements des non-résidents, d'autres ferment le compte-titres associé, d'autres encore ne font rien.

La solution est donc simple : appelez votre banque avant de partir. Vraiment.

Et gardez en tête qu'une fois non-résident, vous ne pourrez plus jamais ouvrir de PEA ! Si vous hésitiez, ouvrez-le avant votre départ, même avec 100 euros dessus : l'antériorité fiscale démarre à l'ouverture, pas au premier versement conséquent.

Les livrets réglementés

Le Livret A n'a pas de condition de résidence fiscale. Vous pouvez le garder, et même en ouvrir un depuis l'étranger si vous n'en possédez pas déjà.

Le LDDS, le LEP et le Livret jeune, eux, sont réservés aux personnes ayant leur domicile fiscal en France, donc il n’y a pas de débat : ils doivent être clôturés. Aucune fiscalité de sortie ne s'applique : on vous rend le capital et les intérêts courus, point final.

L'assurance-vie reste ouverte, à condition de trouver l'assureur

Contrairement au PEA, l'assurance-vie française accepte les non-résidents, en conservation comme en souscription. Tout dépend en réalité de l'assureur et de votre pays de résidence : certains refusent les résidents américains, d'autres les résidents britanniques, d'autres appliquent des restrictions par liste de pays…

L'intérêt fiscal est réel : un non-résident est exonéré de prélèvements sociaux sur les produits rachetés, là où un résident français supporte 17,2 % sur son contrat. Sur quinze ans de capitalisation, l'écart n'est pas anecdotique du tout.

Le contrat luxembourgeois va plus loin, avec sa neutralité fiscale : il ne crée pas d'imposition propre, chaque souscripteur est taxé selon le droit de son pays de résidence.

Donc logiquement, pour quelqu'un qui a déjà déménagé deux fois et n'exclut pas un troisième pays, c'est l'enveloppe la plus adaptée. Le ticket d'entrée est en revanche élevé (en dessous de plusieurs centaines de milliers d’euros c’est peu intéressant).

Le compte bancaire français

Fermer son compte courant français en partant est une erreur classique. C'est lui qui encaisse vos loyers, paie votre taxe foncière, alimente votre assurance-vie et reçoit les remboursements de vos placements.

Plutôt que de tout arrêter : signalez votre changement d'adresse à votre banque. Certaines vous basculeront vers leur service non-résidents, avec des frais plus élevés. C'est désagréable, certes, mais c'est toujours mieux qu'une clôture forcée découverte six mois plus tard.

Les six terrains d'investissement accessibles depuis l'étranger

Passons à la vraie question : où mettre votre argent en tant qu'expatrié ?

L'immobilier locatif en France

C'est le premier choix de la plupart des expatriés, et il se comprend. Vous connaissez le marché, vous préparez un retour éventuel, vous vous constituez un patrimoine tangible avec de l'effet de levier bancaire.

Regardons quand même l'addition fiscale.

Vos loyers sont imposés en France au taux minimum de 20 %, auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux : 7,5 % si vous êtes affilié à un régime de sécurité sociale de l'Union européenne, de l'EEE ou de la Suisse, 17,2 % sinon.

Un expatrié à Dubaï paie donc au minimum 37,2 % sur ses revenus fonciers nets. À la revente, la plus-value supporte 19 % d'impôt plus les prélèvements sociaux !

Ajoutez le financement, plus difficile à obtenir depuis l'étranger, avec des apports souvent réclamés entre 20 et 40 %. Et la gestion à distance, qui suppose un intermédiaire payé.

L'immobilier français reste pertinent si vous rentrerez. Beaucoup moins si vous ne savez pas où vous serez dans dix ans.

Les SCPI, la pierre sans la gestion

Même logique fiscale que l'immobilier détenu en direct, puisque les revenus distribués sont des revenus fonciers. Vous supprimez en revanche la gestion, les travaux et le risque locatif concentré sur un seul bien.

Le ticket d'entrée est bien plus faible, quelques milliers d'euros, parfois moins mais attention à un point négligé : certaines sociétés de gestion refusent les souscripteurs non-résidents, et les SCPI investies hors de France obéissent à des règles fiscales encore différentes.

L'assurance-vie, l'enveloppe qui capitalise sans frottement

On y revient, parce que c'est probablement le meilleur compromis pour un expatrié qui veut du long terme sans casse-tête. Vous logez des fonds euros, des unités de compte, des ETF, et rien n'est imposé tant que vous ne retirez pas.

Vérifiez tout de même deux choses. D'abord que votre pays de résidence reconnaît le contrat comme une enveloppe de capitalisation, ce qui n'est pas le cas partout : par exemple les États-Unis taxent les intérêts annuellement, l'Espagne requalifie parfois le contrat en compte-titres.

N’oubliez pas non plus de vérifier que votre clause bénéficiaire tient encore debout après votre déménagement.

Le compte-titres et les ETF, la solution la plus portable

Un compte-titres ne dépend d'aucune condition de résidence. Vous pouvez l'ouvrir en France, au Luxembourg, en Irlande ou dans votre pays d'accueil, et le garder quel que soit votre prochain déménagement.

Un ETF monde suffit pour construire une exposition actions diversifiée sans y penser. Les dividendes et plus-values de source française perçus par un non-résident échappent aux prélèvements sociaux français, et depuis le 1er janvier 2026 les dividendes versés à des personnes physiques non-résidentes subissent une retenue à la source de 12,8 %, récupérable en partie selon la convention applicable.

Ce sera votre pays de résidence qui taxera l'essentiel. À vous de vérifier comment.

Le crowdlending, un revenu régulier décorrélé des marchés

Le crowdlending consiste à financer directement des prêts à des entreprises, via une plateforme, et à percevoir des intérêts à mesure que l'emprunteur rembourse. Sur Maclear, les prêts sont accordés à des PME européennes, adossés à des garanties réelles comme des équipements, des véhicules ou des stocks, et le ticket démarre à 50 euros.

Pour comprendre le mécanisme en détail, notre guide du débutant en P2P lending reprend chaque étape.

Trois caractéristiques intéressent particulièrement un expatrié. Les intérêts tombent tous les mois, ce qui construit un flux régulier. La performance ne dépend ni de la Bourse ni du marché immobilier français, elle dépend du remboursement des emprunteurs, ce qui en fait une brique de diversification par classe d'actif utile. Et le placement n'est attaché à aucun territoire : vous pouvez déménager sans rien vendre.

La contrepartie doit être dite clairement. Le capital est exposé à un risque de perte, un emprunteur peut faire défaut, et la sortie avant l'échéance dépend d'un marché secondaire, donc d'un acheteur en face.

Nos articles sur les risques du prêt P2P et sur la diversification géographique d'un portefeuille de crowdlending détaillent ce qu'il faut surveiller.

Une plateforme suisse ou européenne n'est pas automatiquement ouverte à tous les pays de résidence. La vérification d'identité, les règles anti-blanchiment et la réglementation locale peuvent conduire à un refus d'inscription. Les citoyens américains, par exemple, ne peuvent pas utiliser Maclear.

Les placements de votre pays d'accueil, les grands oubliés

Dernier terrain, et le plus négligé : celui sur lequel vous vivez.

Plan de retraite d'entreprise local, enveloppe fiscale nationale équivalente à notre assurance-vie, compte d'épargne rémunéré dans votre devise de salaire. Si vous gagnez en dirhams, en dollars ou en francs suisses et que vous investissez uniquement en euros, vous ajoutez un risque de change à tout le reste.

Un expatrié bien organisé investit dans les deux mondes. Pas seulement dans celui qu'il a quitté.

La fiscalité en un tableau

Fiscalité des revenus d'un non-résident français — imposition et prélèvements sociaux.
Type de revenuImposition en France (non-résident)Prélèvements sociaux français
Loyers d'un bien en FranceTaux minimum 20 %, puis 30 %7,5 % si affilié UE, EEE ou Suisse, sinon 17,2 %
Plus-value immobilière française19 %7,5 % ou 17,2 %
Dividendes de source françaiseRetenue à la source de 12,8 %Aucun
Plus-values mobilièresGénéralement exonéréesAucun
Rachat sur assurance-vie françaiseSelon l'antériorité du contratAucun
Intérêts d'une plateforme étrangèreAucune imposition françaiseAucun

La lecture de ce tableau tient en une phrase : la France taxe lourdement votre immobilier et laisse largement filer vos revenus financiers. C'est exactement l'inverse du réflexe de la plupart des expatriés.

Attention, l'absence d'impôt français ne signifie pas l'absence d'impôt. Votre pays de résidence prend le relais, et à ses propres taux. Si vous redevenez un jour résident fiscal français, c'est le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % qui s'appliquera à vos intérêts et dividendes.

Trois situations, trois allocations

La bonne répartition ne dépend pas de votre profil de risque. Elle dépend d'abord de la durée et de la destination de votre expatriation.

Expatriation courte, retour programmé

Deux ou trois ans, un contrat qui a une date de fin, un retour prévu en France.

Ici, l'immobilier français garde tout son sens : vous achèterez ce que vous habiterez plus tard, ou vous louerez en attendant. Conservez votre PEA et votre assurance-vie, alimentez-les si votre banque l'autorise, profitez de l'exonération de prélèvements sociaux pendant votre absence.

Gardez surtout une poche liquide importante car un retour coûte cher, entre le déménagement, la caution et les mois de battement.

Expatriation longue, pays incertain

Cinq ans, peut-être dix, avec un troisième pays qui n'est pas exclu. C'est le cas le plus fréquent, et le plus mal servi par les conseils classiques.

Votre priorité devient la portabilité : privilégiez ce qui vous suit. Compte-titres, ETF, contrat luxembourgeois, crowdlending. Tout ce qui se gère depuis un téléphone, ne suppose aucun déplacement et ne se dévalue pas parce que vous avez changé de fuseau horaire.

L'immobilier français en direct devient discutable ici. Vous paierez 27,5 % ou 37,2 % sur vos loyers, vous gérerez à distance, et vous immobiliserez un capital que vous ne pourrez pas récupérer rapidement si votre vie bascule ailleurs. La liquidité d'un placement n'est pas un détail quand on ne sait pas où l'on sera dans trois ans.

Installation définitive à l'étranger

Vous ne rentrerez pas. Vous avez acheté sur place, vos enfants sont scolarisés dans le pays, votre carrière s'y déroule.

Le sujet n'est plus l'investissement, il est la transmission. Votre patrimoine français devient une poche de diversification et un dossier successoral. Faites relire votre clause bénéficiaire d'assurance-vie, vérifiez quelle loi successorale s'appliquera, et interrogez-vous sur l'intérêt réel de conserver un bien immobilier en France que personne n'occupera jamais.

Beaucoup d'expatriés définitifs gardent un appartement par attachement, pas par calcul. C'est un choix légitime. Autant qu'il soit conscient.

Dans les trois cas, une règle ne change pas : constituez d'abord votre épargne de précaution, dans la devise de vos dépenses courantes, avant d'investir quoi que ce soit. Trois à six mois de dépenses, disponibles immédiatement.

Trois erreurs qui coûtent cher

Ne pas signaler son départ à sa banque et à son assureur.
Une clôture forcée de compte, découverte alors que vous vivez à 8 000 kilomètres, transforme un problème administratif en semaines de blocage.

Cocher la mauvaise case sur sa déclaration.
Les cases 8SH et 8SI de la déclaration 2042 attestent de votre affiliation à un régime de sécurité sociale de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse. Les oublier vous fait payer 17,2 % au lieu de 7,5 % sur vos revenus fonciers. Une réclamation reste possible, dans un délai limité.

Concentrer tout son patrimoine dans son pays d'accueil.
Votre salaire, votre logement, votre épargne et votre retraite dans le même pays et la même devise : le jour où ce pays traverse une crise, tout bouge en même temps. C'est précisément ce contre quoi la diversification géographique protège.

En résumé

Investir depuis l'étranger — les questions fréquentes et leurs réponses courtes.
QuestionRéponse courte
Qui décide de mon statut fiscal ?L'article 4 B du CGI, pas vous
Que dois-je fermer avant de partir ?LDDS, LEP et Livret jeune
Que puis-je garder ?PEA, assurance-vie, compte-titres, Livret A, PEL et CEL
Que ne puis-je plus ouvrir ?PEA, LDDS, LEP, Livret jeune, PER
Quel est mon impôt minimum en France ?20 % jusqu'à environ 29 000 euros, 30 % au-delà
Mes revenus financiers sont-ils taxés en France ?Très peu, et sans prélèvements sociaux
Quel critère guide mon allocation ?La durée et la certitude de votre expatriation

Ce que vous devez retenir

Votre départ n'a pas fermé les portes de l'investissement, il en a ouvert d'autres ! Vous perdez le PEA en ouverture et trois livrets réglementés mais… Vous gagnez une exonération de prélèvements sociaux sur vos revenus financiers de source française, une fiscalité souvent plus douce dans votre pays d'accueil, et une capacité d'épargne généralement supérieure à celle que vous aviez en France.

Le vrai arbitrage n'est pas entre l'immobilier et la Bourse. Il est entre ce qui vous attache à un territoire et ce qui vous suit. Un appartement à Nantes vous ancre en France pour dix ans. Un portefeuille d'ETF, un contrat luxembourgeois ou un portefeuille de créances de crowdlending se pilotent depuis n'importe où, et se liquident sans notaire.

Commencez par l'inventaire de ce que vous détenez déjà, produit par produit. Puis choisissez en fonction de la durée de votre expatriation, pas en fonction de ce que faisaient vos parents.

FAQ

Peut-on garder son PEA en devenant non-résident ?

Oui. Depuis 2012, le transfert du domicile fiscal hors de France n'entraîne plus la clôture du PEA, sauf départ vers un État ou territoire non coopératif. Vous conservez l'antériorité fiscale du plan. En revanche, aucune ouverture n'est possible une fois que vous êtes non-résident, et certaines banques bloquent les nouveaux versements dans les faits.

Un expatrié peut-il ouvrir une assurance-vie française ?

Oui, la souscription est ouverte aux non-résidents. Tout dépend de l'assureur et de votre pays de résidence, certains établissements refusant notamment les résidents américains. Un non-résident bénéficie en plus d'une exonération de prélèvements sociaux sur les produits rachetés.

Faut-il fermer son Livret A quand on part à l'étranger ?

Non. Le Livret A n'est soumis à aucune condition de résidence fiscale, vous pouvez le conserver et même en ouvrir un depuis l'étranger. Le LDDS, le LEP et le Livret jeune, eux, sont réservés aux résidents fiscaux français et doivent être clôturés.

Quels impôts un non-résident paie-t-il sur ses revenus locatifs français ?

Un taux minimum de 20 % jusqu'à environ 29 000 euros de revenu net imposable, puis 30 % au-delà, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux. Ces derniers s'élèvent à 7,5 % si vous êtes affilié à un régime de sécurité sociale de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse, et à 17,2 % dans les autres cas.

Un non-résident paie-t-il les prélèvements sociaux français ?

Pas sur ses revenus mobiliers. Les dividendes, plus-values et rachats d'assurance-vie de source française d'un non-résident échappent aux prélèvements sociaux, y compris après leur hausse à 18,6 % en 2026. Les revenus et plus-values immobiliers restent en revanche concernés.

Peut-on investir en crowdlending en étant expatrié ?

Cela dépend de votre pays de résidence. Une plateforme peut refuser un investisseur selon la réglementation locale et ses propres règles de conformité, et les citoyens américains ne peuvent pas utiliser Maclear. Une vérification d'identité et un compte bancaire à votre nom sont nécessaires dans tous les cas.

Partir à l'étranger ne vous prive pas d’investir et de construire un patrimoine, cela vous oblige simplement à le construire autrement. Gardez en tête que le bon réflexe n'est pas de reproduire à distance ce que vous auriez fait en restant, mais de choisir des placements qui supportent votre mobilité. Et vous, votre épargne suivrait-elle votre prochain déménagement ?

À propos de Maclear

Maclear AG est une plateforme suisse de prêt entre particuliers (P2P) et de crowdlending, dont le siège se situe en Suisse. La société agit comme intermédiaire financier dans le secteur non bancaire et est membre de PolyReg SRO, conformément à la réglementation financière suisse, notamment en matière d'AML, de KYC et de RGPD. Maclear donne aux investisseurs particuliers et qualifiés accès à des opportunités de prêts aux entreprises soigneusement sélectionnées, avec une évaluation des risques intégrée, un Provision Fund et un Secondary Market destiné à la liquidité.

Le contenu de cet article est fourni à des fins d'information et d'éducation uniquement. Il ne constitue pas un conseil en investissement, financier, fiscal ou juridique. Le prêt entre particuliers (P2P) et les investissements en crowdlending comportent un risque de perte partielle ou totale du capital. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. La liquidité sur un marché secondaire n'est pas garantie. Les lecteurs sont invités à mener leurs propres recherches et à consulter des conseillers qualifiés avant de prendre toute décision financière. La disponibilité des produits et services peut être restreinte dans certaines juridictions.